Tête à tête avec Céline de Monicault

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Chaque année, chez Blanc Crème nous choisissons méticuleusement les talents qui créeront la robe de vos rêves.

Parmi eux, il y a Céline de Monicault… Présente au sein de notre showroom Marseillais depuis les débuts. La créatrice parisienne de la marque éponyme nous a accordé un tête à tête pour nous parler de sa nouvelle collection. Nous livrer son parcours, ses envies, ses conseils et sa vision de la mariée d’aujourd’hui…

Bonjour Céline, peux-tu te présenter à nos lectrices et nous raconter ton parcours ?

Je m’appelle Céline de Monicault, j’ai 35 ans depuis hier ( 4 décembre) et ma plus belle création s’appelle Ulysse 3 ans et demi, 15kg et 97 cm!

Mon parcours? Une succession de belles coïncidences, comme toutes les aventures qui m’amènent à répondre à cette interview.

Après mes études à la faculté d’histoire de Rouen, je claque la porte de mon 10m2, un prêt étudiant en main pour poursuivre mes études à l’école de stylisme et modélisme Chardon Savard à Paris dont je sors diplômée en 2008.

Après avoir débuté chez des Petits Hauts puis Kenzo, Eve Gravel et travaillé chez Sonia Rykiel. Je crée en 2010 « Carnets de Mariage» mon agence d’organisation de mariage. Je remercie mon frère ainé et ma belle-soeur de m’avoir inclus dans l’organisation de leur mariage il y 14 ans!

C’est en 2011, à la demande de mes plus proches clientes, que je reviens à ma première passion : le stylisme !
Les pages de mes nombreux carnets à dessin se remplissent à nouveau pour devenir l’écrin de mes croquis de robes et de mes futures créations sur mesure. Carnets de Mariage devient donc une agence d’organisation de mariages et je deviens la créatrice des robes de mariée de mes futures mariées.
En 2017 sous l’impulsion de mes clientes et de mes amis, je décide de donner mon nom à mes robes.
La marque Céline de Monicault est née et je suis si heureuse de vivre de ma passion première.
Quel a été l’élément qui t’a poussé à créer des robes de mariée?

Comme je l’expliquais, je suis arrivée à la création de robe de mariée par une succession de belles coïncidences.

Car si on m’avait dit en école de stylisme, que je finirai par créer des robes de mariées, en toute franchise, j’aurais ri aux éclats.

Ma passion pour la création a toujours existé. Petite j’aimais faire 12 000 choses de mes doigts: dessiner, peindre, faire des bouquets de fleurs. Créer des maisons pour mes poupées, créer des robes pour mes Barbies avec des mouchoirs, faire des cabanes, créer des trésors avec des cailloux…. !

J’ai été élevée dans la même maison que ma grand-mère paternelle qui m’a appris sa vision de belles choses bien faites. Elle est née au Brésil et a vécu au Liban. Elle n’a connu donc que le sur mesure. Sa garde-robe, sa boîte à bijoux du monde entier et sa boîte à couture étaient pour moi les endroit le plus merveilleux de la maison… Les tissus, les boutons, les finitions, elle m’a tout expliqué même si ce n’était pas une grande couturière.

Le dessin, j’ai toujours aimé ça, j’ai appris toute seule. Je n’ai pas connu ma grand mère maternelle, mais je sais que cela vient d’elle (puisque mes parents ne dessinent pas) et c’est l’une des plus belles choses dont je pouvais hériter.

Et puis rêver, je crois que c’est la plus belle chose que mes parents m’ont offert. Cela n’a jamais été un défaut pour eux. Mon père dit de moi que « j’ai la tête dans les étoiles et les 2 pieds bien sur terre ». Je n’ai donc jamais eu vraiment peur de mes ambitions.

En 2011, il n’y avait pas autant de créatrice qu’aujourd’hui. Ceux sont mes clientes qui m’ont poussé à la création de leur robe. Moi je ne suis pas couturière, j’ai donc appelé mes anciens contacts d’école et des maisons avec lesquelles j’avais travaillé pour m’aider. Et puis un jour ma brodeuse de l’époque que j’avais rencontrée chez Sonia Rykiel, Emilie, me pousse à créer une collection. On créait donc ma première collection avec deux tops et deux jupes et de belles broderies !

Très rapidement, créer des robes de mariée est devenue ma passion . Je suis boulimique de travail, j’adorais organiser des mariages avec mon équipe et créer des robes pour mes clientes.

Et puis en 2015, c’est devenu une évidence en décidant d’avoir un bébé. J’avais eu mon lot d’anecdote et d’aventures en tant que wedding planner. J’ai décidé de me concentrer sur les robes qui prenaient de plus en plus de place dans mon planning.

Aujourd’hui, je suis si heureuse d’en faire mon métier. J’adore la période d’excitation de création de la nouvelle collection !

Mais j’aime autant les rendez-vous! J’aime rencontrer les femmes qui poussent les portes du showroom. J’aime écouter leurs histoires.

J’aime les écouter parler de l’image qu’elles se font de leur robe, de leur féminité, du rapport qu’elles ont à leur corps…

J’aime donner le pouvoir aux femmes de se sentir belle juste avec une robe blanche !

Quelles ont été tes inspirations pour créer la collection 2020?

J’aime les silhouettes hors du temps.

Cette année pour ma collection « Écume », j’ai été inspirée par la mer, le vent, le soleil, les ombres de brins de fleurs sauvages. Mais aussi par les femmes qui m’inspirent encore et pour toujours: ma maman et mes grands-mères.

J’avais envie de jeux de transparences, comme un voile trempé dans l’eau, léger comme un souffle dévoilant le corps avec fausse pudeur : une jambe, une cambrure, une naissance de décolleté sans surenchère.

Une célébration de la silhouette féminine. Une couture contemporaine pour une femme mystérieuse, solaire, libre, sensuelle… Qui ne craint pas d’afficher sa force au moins autant que sa fragilité, qui aime jouer sur la diversité de sa propre personnalité même le jour de son mariage..

Si tu ne devais en choisir qu’une, dans quelle robe de ta collection te marierais-tu?

Ah mais c’est trop dur! En tant que créatrice de robe de mariée, n’a-t-on pas envie d’avoir plusieurs robes le jour de son mariage?

Je dirai donc la Numéro 47, hommage à la robe de ma grand-mère maternelle qui m’inspire depuis toute petite. La Numéro 48, j’adore son allure hyper intemporelle, très assumée avec sa fente en mousseline qui donne une démarche de dingue!

Comment tu accessoirises tes robes ?

Avec des ceintures! J’aime les tailles marquées. Je m’amuse donc depuis le tout début à créer des ceintures, qu’elles soient brodées, en passementeries ou avec de jolis galons appliqués à la main.

J’adore les capes également! Les looks éthérés. Elles dévoilent délicatement votre dos, sublime la silhouette avec fausse pudeur… Une belle alternative au voile.

Mais surtout, j’aime quand grâce à ces accessoires les clientes se créent leur look, leur robe.

Quelles coiffures conseilles-tu avec une robe minimale ?

Cela dépend tellement de la personnalité de la future mariée, de son port de tête, de l’endroit où elle se marie… Je m’attache tellement aux personnalités de mes clientes pour les conseiller. Mais j’adore les chignons bas extrêmement sobres, une belle attache, avec juste un peigne ou un pic et des belles boucles d’oreilles. Jamais trop apprêtée.

Quelle est ta vision de la femme qui se marie de nos jours ?

Je trouve que les femmes qui ouvrent les portes de mon showroom sont assumées, libres, déterminées, directes. Elles n’ont ni envie d’être tout à fait elle-même, ni envie d’être une autre !

Je suis si fière de voir de plus en plus de femmes libres d’assumer leur corps de femme avec leur ventre, leurs seins et leurs bras… Toutes en élégance, elles ont pris conscience qu’elles étaient qui elles sont et qu’elles n’allaient pas se torturer l’esprit avec le « qu’en-dira-t-on ».

Je suis heureuse d’observer les femmes avoir un peu de bienveillance envers leurs corps.  Elles se donnent enfin le pouvoir de se sentir irrésistiblement belles, telles qu’elles sont devant l’homme qu’elles aiment… Merci les filles!

Merci à toi Céline de sublimer nos mariées…

Pour découvrir les créations de Céline de Monicault c’est par ici et pour prendre rendez-vous pour votre essayage de robe de mariée dans notre showroom c’est par !

Article rédigé par Charlotte Galy.
Crédits photos : Céline Chhuon, Faustine Martin
Muha: Emilie Green
Mannequin: Marguerite Perrotte